31 mai 2010

Chut[e]

Emprisonnée dans le silence de mes maux, je me perds dans ma forteresse ébranlée. L'obscurité accompagne mes pensées sinueuses. Chemins fous des dissonances spirituelles. Aléatoire cosmique, astéroïde foudroyant, comète destructrice. Le cosmos n'est que l'écriture du destin. La petite cuillère n'existe pas. Vous n'êtes pas réels. [ Rael ] Je n'existe pas. Grain de poussière dans le vent de la disparition, je ne suis que l'absolu de mon égocentrisme et de ma prétention. Je voudrais pouvoir me vomir. Intérieurement. Dans le chaos qui habite chaque parcelle de mon âme, je ne vois que la pitoyable dévastation de mon inutile existence. Judas. Qui êtes vous? Je suis le traitre. Le lâche. Celui qui fuit. qui ne croit pas. [ en moi ]. Je crois en lui. Mais dans le silence de la solitude qui m'accable. Il me manque. Je crois. Je n'éspère pas. Me résigner? Jamais. Je me violente et m'indiffère, dans un incompréhensible et embarassant paradoxe. Oubliez moi. S'il vous plait. Laissez moi partir, poussez moi loin de vous, foutez moi dehors. Mettez moi des claques au passage. Détruisez moi. Aussi violemment que vous le pouvez. Je veux souffrir à en crever. Souffrir à en exploser. Arrêter cette lente implosion qui ne fait que prolonger ma ridicule agonie. Je suis risible. Une blague. Je n'ai de consistance que dans le rire creux de ce foutu spectacle auquel je m'accroche. Loin de l'hypocrisie, je me perds dans un monde parallèle où je ne suis plus que le reflet inconsistant de condition. Riez. Fendez vous la geule. Ah la légende est tombée bien bas. Ils m'ont conquis. Malgré moi. Triste constat. Echec de la mission. Je veux repartir. Je veux vouloir bordel. Rendez moi ma vie. Ma consistance. Rendez moi mes espoirs et mes rêves. Rendez moi ma folie. Rendez moi l'art et la manière. L'oral et l'écrit. Vous avez bouffé ma vie comme je bouffe mes bads. Vieille merde. Vous m'avez apporté l'absolu paradoxe de l'essence même de la création de l'univers. Tendre mais difficile décor. Voleurs de vie. Je tente désormais d'avancer lamentablement malgré ces chaines de lignes cosmiques. Douleurs addictives. Larme solitaire. Valise de souvenirs, de bads. Fuir sans y parvenir. Je me perds dans des preuves et des contre preuves. [ Objection Votre Honneur ]. Dis le bordel. Dis le. Ne reflechis pas. Fais-le. Chut. Tais toi. Tu sais pas. Tu sais pas. Je peux pas le dire. JE PEUX PAS. Le seul coquillage à qui j'ai chuchoté mon secret ridicule est la clé de ma vie. Douce lumière dans cet explosion exponentielle de couleurs ahurissantes. Absurdes. Comme cette situation si simplissime s'il n'y avait pas eu le facteur humain. Je est le doute. Je n'existe pas. Je veux crever dans le déchirement violent d'un corps par un tube atmosphérique. Je veux juste m'oublier.

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illustration: Kmye Chan

Phases_oppositions_by_kmye_chan

Posté par cosmic-snail à 08:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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